181 - Drole de mortPrésentation de l'éditeur

Je m’appelle Roger Fournier et je suis mort depuis soixante ans. Assassiné. Ne soyez pas désolé, j’ai eu le temps de m’y habituer.

Les plus beaux moments de ma mort ? L’enquête menée par l’inspecteur Tovelle pour découvrir mon meurtrier. Inutile de vous préciser que j’étais aux premières loges !

J’ai découvert le véritable visage de mes proches et appris à mes dépens que toute vérité n’est pas bonne à entendre… Depuis, j’ai su rebondir et me construire une nouvelle vie dans la mort. Un jour, si nous avons le temps, je vous en parlerai davantage.

 

Mais d’abord, laissez-moi vous raconter comment j’ai été assassiné.

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Biographie de l’auteur

Sophie Moulay est née un beau jour de... nous tairons l'année et nous contenterons de mentionner qu'elle a découvert les livres de la Bibliothèque verte au milieu des années 80. À ce moment-là, il était trop tard pour espérer la guérir du virus de la lecture ; elle s'y est donc adonnée avec bonheur. Plus tard, elle découvre les équations et les racines carrées et va même jusqu'à les enseigner au collège.

Elle a commencé à écrire en 2007, mais c'est en 2009 qu'elle imagine le personnage d'Almus, en s'appuyant sur l'expérience acquise au contact des adolescents.

 

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181 - Drole de mort

Drôle de mort - papier
Broché: 258 pages
Editeur : Editions du 38 (14 mai 2018)
Collection : 38.RUE DU POLAR
Langue : Français
ISBN-10: 2374535592
ISBN-13: 978-2374535593
Dimensions du produit: 13,3 x 1,5 x 20,3 cm
Prix : Broché : 16.00€ - Ebook : 5.99€

 

 

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Mon avis:

Je suis les éditions du 38 et particulièrement leur collection 38 rue du polar depuis que mon ami Gille Milo-Vacéri y est entré. J'ai ainsi pu découvrir d'autres auteurs méconnus de mes lectures mais tout aussi talentueux. Cette fois j'ai été attirée par le côté fantastico-policier de ce roman. 

Roger Fournier est mort. Après autopsie il s'avère que c'est un meurtre. Jusque-là me direz-vous c'est un policier qui débute normalement. Mais là où la normalité diverge ensuite vers le fantastique c'est lorsque le défunt ou plutôt son fantôme décide de participer à l'enquête. Enfin participer est un grand mot. Qui dit fantôme dit léger problème d'interaction avec les vivants. Par contre pour le lecteur c'est du pain béni. 

Qui ne s'est jamais posé la question de savoir ce qu'il se passait une fois nous disparu? Morbide comme idée ? Peut-être. Mais ici Roger va avoir l'occasion de bénéficier d'un panel de réaction à sa mort pas toutes convenues ni attendues. 

Ce roman m'a plu dès le départ. Son synopsis un peu décalé, la plume de l'auteure agréable et fluide mais surtout cette enquête tout sauf ordinaire. 

Nous sommes, comme Roger, des intrus sur la scène de crime. Des voyeurs aussi des émotions de chacun. Mais surtout des témoins discrets des entourloupes familiales et des querelles post testamentaires. Surveiller les réactions de chacune et chacun en fonction de ce que leur a laissé le défunt est presque comique. Et on sent à suivre Roger qu'il est parfois surpris du tour que prennent les suites de son trépas. Le voici débarrassé de ses œillères de PDG pour redevenir un acteur de sa propre maison. Acteur sans consistance il est vrai mais pas aveugle pour autant ni sourd. 

Ce mélange de fantastique et de policier est magistralement dosé. On en oublierait presque que le narrateur est mort. Ses réactions face aux informations recueillies par la police sont vécues et partagées à chaud et nous découvrons ainsi autant les vivants que le mort lui-même. Cela lui remet en vue ses erreurs passées, ses oublis, ses défauts. La mort lui apporte un autre regard sur lui-même dénué de fard et de poudre aux yeux. J’aurais tendance à dire qu’elle le bonifie.

L'enquête avance ainsi tranquillement mais sereinement et les indices semblent vouloir se porter à notre connaissance. On se prend ainsi à chercher la ou le coupable. Le mobile. Et à vouloir comprendre aussi pourquoi il est encore là avec nous pour y assister. 

L’inspecteur Tavelle est assez atypique, un brin Colombo par sa tenue débraillée et froissée, un brin Gabriel Gerfaut (cf Gilles Milo-Vacéri) par ses moments d’introspection aux géniales déductions finales. Son assistant Leduc, son ombre même, est à la fois en adoration devant la qualité du travail de son inspecteur et son parfait complément. Ces deux-là se comprennent à demi-mot parfois même d’un regard et c’est vraiment parfaitement rodé. Une équipe que j’ai hâte de suivre dans de nouvelles aventures, d’autant plus que l’auteure nous a concocté un final aux petits oignons.

Avec quelques mots, juste un au revoir elle a rendu mon envie de lire le tome 2 plus avide, plus curieuse encore qu’elle ne l’était déjà. Heureusement qu’il est dans ma PAL et que je ne vais pas attendre trop longtemps pour le sortir.

Je vous conseille donc cette nouvelle série d’enquête d’outre-tombe pour égailler vos soirées d’hiver.