070 - Le semeur d'ames

Présentation de l'éditeur

 2013

Le commandant Gerfaut, missionné par Interpol, aide l’inspecteur Vasco da Silva à mettre en prison le plus grand tueur en série brésilien, Fausto Negro, alias Le semeur d’âmes.

2015

Da Silva rappelle Gerfaut en urgence. De nouveaux meurtres, avec le même mode opératoire, terrifient la ville de Manaus. Fausto Negro invoque l’erreur judiciaire et ses avocats le feront libérer dans 15 jours. Les enquêteurs, pressés par l’inexorable ultimatum, doivent tout faire pour s’y opposer. Ils livrent alors une bataille sans merci contre le temps tandis qu’Adriana, l’assistante de Gerfaut, cherche des preuves à São Paulo.

Comment Le semeur d’âmes pourrait-il encore tuer alors qu’il est en prison ?

Si ce n’est pas lui, qui est le fauve sanguinaire qui sème des cadavres à Manaus ?

Quand on enquête au cœur de la forêt amazonienne et des ethnies les plus redoutables, on risque aussi de réveiller des forces surnaturelles.

Mais pour le commandant Gerfaut, l’invisible est presque devenu une routine.

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Biographie de l’auteur

Dans la vie mouvementée de Gilles Milo-Vacéri, ponctuée d’aventures, de voyages et de rencontres singulières, l’écriture fait figure de fil rouge. C’est dans les mots que Gilles trouve son équilibre, et ce depuis toujours : ayant commencé à écrire très tôt, il a exploré tous les genres – des poèmes aux romans, en passant par le fantastique et l’érotisme – et il ne se plaît jamais tant que lorsqu’il peut partager sa passion pour l’écriture avec le plus grand nombre. 

 

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Partenariats, forums et Lectures communes

Lecture en partenariat avec les éditions du 38.

 

Le Semeur d'âmes
Broché 140 x 216
434 pages
20,00 €
Livre numérique au format ePub ou Kindle : 6,99 €
https://www.editionsdu38.com

 

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Mon avis:

Le commandant Gabriel Gerfaut est un de mon chouchou niveau policier bourru, charismatique, borderline et au grand cœur.

Cette troisième enquête de notre commandant va nous ramener vers une ancienne affaire qu’il a traitée deux ans auparavant au Brésil. Un tueur en série particulièrement sadique avait fait plus de 70 victimes avant que Gabriel Gerfaut et les autorités brésiliennes ne mettent la main sur lui grâce à une erreur simple mais cruciale.

Savoir que de nouveaux meurtres risquent de le faire sortir des barreaux avec en plus des excuses des autorités est inadmissible pour les policiers l’ayant serré en 2013. C’est pourquoi ils demandent l’aide de notre policier français dans la traque de ce qu’ils pensent être un copycat.

Dans un contexte de violence, sadisme et corruption Gilles Milo-Vacéri nous entraîne sur la trace d’un violeur, cruel et sans pitié dans les bas-fonds de Manaus. Cette ville plus étendue que la capitale parisienne et bordée de la forêt amazonienne a tous les arguments pour rendre l’enquête inextricable. On y trouve des terrains vagues dans tous les coins de quartiers, où le tueur s’empresse avec bonheur d’y laisser ses victimes, jeunes femmes, parfois très jeunes, violées dans d’atroces souffrances.

Le temps est ici l’ennemi. Car ils n’ont que peu de jours avant la date fatidique où la justice en viendra à libérer le semeur d’âmes s’ils ne trouvent aucunes preuves qu’il ne s’agit que d’un copycat.

 En pénétrant dans les rouages de la police brésilienne, dans ses problèmes quasi insurmontables face à la corruption, Gabriel Gerfaut voit ses belles images de justice en prendre un coup. Il a du mal à se faire aux règles totalement différentes de ce pays en guerre intestine.

Ici pas question d’espérer un témoin providentiel pour mettre la main sur le coupable. La loi de l’Omerta est quasi générale tellement la peur est intense.
Cela donne un contexte vraiment dur pour cette enquête, vraiment lourd aussi pour nos policiers qui voient augmenter les victimes sans réussir à avancer. Régulièrement on sent comme Gabriel le besoin de secouer le cocotier, un témoin ou un truand. Face à cette peur ambiante, les rares petits indices collectés vont être autant de lueurs d’espoir dans cette noirceur qui leur tombe dessus.

 En parallèle nous allons aussi être témoin de la première enquête d’Adriana en solitaire. Cette jeune capitaine, bras droit de Gabriel va nous prouver qu’il a eu le nez fin en la prenant sous son aile et en la formant. Elle est sa digne héritière tant dans le mode de pensée que dans sa manière un peu brutus de procéder avec les té moins. Elle va nous montrer un nouveau visage que l’on sentait poindre auparavant et qui en fait un personnage vraiment charismatique et attachant.

 Ce duo de choc et de charme va ainsi encore une fois partager une aventure hors du commun où la violence, la ténacité et parfois des forces surprenantes vont être au rendez-vous.

 Je confirme ma fidélité à la plume de Gilles avec ce troisième opus des enquêtes de Gabriel Gerfaut. Car outre une plume que j’apprécie énormément, les romans de Gilles sont de vrais documents pointus sur les lieux qu’il nous fait « visiter ».
Ici c’est un Brésil bien différent des images de cartes postales qu’il nous dépeint. C’est un Brésil plus profond, plus réaliste et plus cruel. Le dessous du décor de paradis est sombre, plein de dangers et de surprises. Parfois un éclair d’espoir le traverse avec des personnages comme Da Silva et son équipe qui mettent en avant leur enquête et n’ont que faire de la merde que cela pourrait soulever dans les sphères corrompues. Seule compte pour eux la justice et la défense du citoyen. Ce sont des cœurs purs dans un monde empli de désespoir. De même c’est aussi un Brésil peuplé d’ethnies sauvages et repoussées au fur et à mesure de la déforestation loin de leurs terres. On plonge ainsi dans son cœur même, aux origines des légendes amazoniennes et des croyances tribales.

 

En bref, une enquête complexe qui nous pousse à nous interroger sur beaucoup de points : la sauvagerie de l’homme, sa nature profonde et sauvage face à la modernité et la revanche que la nature ne manquera pas un jour de prendre sur nous.
Merci Gilles pour ces quelques heures de dépaysement glaçantes et addictives.