152 - Les soeurs Carmines -2 belle de grisPrésentation de l'éditeur

 

Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins… et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons.

 

En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturels de Grisaille, frayer avec des criminels, travailler dans une morgue ou rejoindre un culte. S’il le faut, elle ira même jusqu’à tuer demander de l’aide à sa petite sœur. Car Tristabelle Carmine est une jeune femme débrouillarde, saine et équilibrée. Ne laissez pas ses rivales ou ses admirateurs éconduits vous convaincre du contraire. Ils sont juste jaloux. Surtout les morts.

 

 » Il faut souffrir pour être belle. Ou faire souffrir les autres, c’est encore mieux. « 

 

Ariel Holzl apprécie les villes grises et les idées noires. Les Sœurs Carmines est né d’une volonté de croiser les genres et de créer des rencontres inattendues entre ses sources d’inspiration comme Terry Pratchett, Edgar Allan Poe ou Jane Austen. Il nous livre ainsi une fantasy urbaine mordante et décalée.

 

 

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Biographie de l’auteur

Ariel Holzl a grandi dans la décadence acidulée des années 90.
Après avoir travaillé dans le jeu vidéo et le cinéma, il se lance dans l’écriture de ce premier roman. L’urban fantasy lui trotte dans la tête depuis qu’il a habité à Paris, Tokyo et Dublin.

Les Sœurs Carmines est né d’une volonté de croiser les genres, de créer des rencontres inattendues entre ses sources d’inspiration Tim Burton, HP Lovecraft, Neil Gaiman ou Stephen King.

Le complot des corbeaux est son premier roman.

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Partenariats, forums et Lectures communes

Lecture en partenariat avec l’événement Le mois de … Ariel Holzl sur book-en-stock (blog) et les éditions Mnemos.
En lecture commune avec la duchesse Dup.

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Mon avis :


Oh la la cette Tristabelle Carmines, quelle peste, quelle ignoble indifférente aux malheurs des autres et quelle insensibilité ! Mais bon sang que c’est bon de l’adorer un peu car tous ces défauts lui donne du corps (quoique des formes elle en est déjà fort pourvue) et un sacré caractère que j’ai adoré suivre dans ce tome 2 des sœurs Carmines.

Ariel Holzl sait nous dépeindre ses personnages avec brio. On aime les adorer ou les détester gentiment et même leurs pires travers nous font sourire. Il faut dire que ces trois sœurs sont bien particulières.
Après avoir fait la connaissance de Merry, la monte-en-l’air, ce tome nous propulse dans la vie tumultueuse et agitée de Tristabelle.
Noble jusqu’au bout des ongles, des yeux à damner un saint, froide et hautaine, elle est tout le contraire de ses sœurs. Ses préoccupations sont elles aussi loin d’être les mêmes. Triviales diriez-vous ?? Que nenni ! Assister au bal de la Reine est le summum dans la vie d’une jeune femme de Grisaille. Si vous voulez être vu, admiré et décroché la place convoitée, il faut faire preuve de doigté, d’audace et d’un soupçon de rouerie. Tout Tristabelle en somme.

C’est ainsi que ce tome 2 nous apporte de nombreux indices sur le passé des filles Carmines. Ou plutôt sur leur ascendant et géniteur. J'avoue (je sais je suis une boulette) ne pas avoir compris au départ le métier dont s'enorgueillissait leur mère. Une fois cette lacune comblée je comprends mieux leurs disparités de physiques et de caractères. 

Les informations que l'auteur nous glisse entre deux portes laissent présager beaucoup ou du moins nous le laisser croire. 

Chacune des sœurs a des particularités surprenantes. 

Tristabelle a un cœur de pierre, elle ne ressent rien pour personne. Nous l'avions déjà aperçu dans le tome 1 à sa manière de traiter les autres avec hauteur et condescendance au point d'en être fortement irritante. Les premiers chapitres vont nous conforter dans cette image. 

Autant Ariel Holzl a su instiller des touches d'humour acide et truculent comme sa pilule du non lendemain. Autant j'ai apprécié que Tristabelle ne soit pas l'élément principal de ce récit. Vous le verrez, elle ne rend pas indifférent.  Pour moi ça a été comme une craie sur un tableau noir. Ses réactions, ses réflexions m'ont fait grincer des dents. Ah combien de fois n'ais- je pas eu l'envie forte et irrépressible de l'étrangler de mes propres mains. De secouer le roman jusqu'à ce qu'elle tombe de son piédestal. De lui coller des baffes. De ... 

Enfin bref ... Vous avez compris.

Les moments passés avec son autre sœur ont été comme une oasis de douceur en plein désert d'insensibilité. Sa maladresse, sa timidité et ses grandes valeurs sont un baume après avoir suivi Tristabelle quelques pages.
Un petit bémol sinon dans cette lecture, il m'a manqué les pages du journal de Dolorine et Mr Nyx. Et je sais que je ne suis pas la seule à penser cela. 

Pourtant, malgré cette peste insoutenable, j'ai adoré ma lecture. 

Comment ne pas s'éclater quand vous vous sentez fébrile en lisant certains passages. 

La plume de l'auteur est vraiment une pure merveille pour cela. Peu ou pas de temps morts. Par contre quelques morts ça oui. 

Quelques émotions fortes ou plus douces aussi. Mais surtout, surtout cet humour corrosif. Car malgré son côté agaçant Tristabelle sous la plume d'Ariel a des côtés poétiques sanglants, tout à fait macabres et inconvenants mais totalement bien écrits. 

Et lorsque j'ai refermé ce roman sur sa dernière page, enfin celle du tome 2 , puisque l'auteur, ce vil tentateur y a  ajouté un avant-goût du tome 3. 

Lorsque, donc, j'ai refermé ce roman j'étais estomaquée, complètement retournée et totalement attentive à la suite des aventures de nos trois Sœurs. 

Tristabelle et sa complexité m'ont perdue à de nombreuses reprises. La détester ou non a été une question cruciale lors de ma lecture. Encore maintenant je me pose la question. Mais comme il semble y avoir une justice en ce bas monde de Grisaille j'ai ressenti pendant un instant un peu de la perversité de la belle en me réjouissant de cette fin. 

En bref, Tristabelle a su m'énerver au plus haut point, Merrywere m'émouvoir, Dolorine rester ma préférée. 

Il n'en ressort donc qu'une seule option. 

JE SUIS FAN!!!

Fan de cette famille, de la plume d'Ariel Holzl découverte par hasard sur un coup de tête. Fan de son humour décapant. De son monde. 

C'est un coup de cœur que cette série. Alors pour en profiter encore un peu je me replonge à nouveau dans le premier chapitre du tome 3 et vous dis "rejoignez moi donc à Grisaille vous ne le regretterez pas".