Escoffier,Oriane - Millarca ou la véritable histoire de Carmila
Partenariats, forums et Lectures communes
#Editionsdupetitcaveau
#partenariat
Biographie : Orlane est née en 1989 en terres bisontines, a grandi à La Rochelle avant de s'installer à Paris quelques mois après ses 18 ans pour étudier à la Sorbonne-Nouvelle. Elle y vit toujours et travaille actuellement dans le secteur de l'édition.Tombée dans les dentelles et les jupons gothiques à l'adolescence, elle a finalement [...]
https://www.editionsdupetitcaveau.com
https://www.editionsdupetitcaveau.com/orlane-escoffier/
Broché : 178 pages
Editeur : Petit Caveau Editions (28 juin 2020)
Collection : Sang d'absinthe
Langue : Français
ISBN-10 : 2373420775
ISBN-13 : 978-2373420777
Dimensions du produit : 21 x 1 x 15 cm
ASIN : B08B1P22PY
Prix : Broché : 13.90€ - Ebook : 2.99€
~~~~~~~~~~
Biographie de l’auteur
Orlane est née en 1989 en terres bisontines, a grandi à La Rochelle avant de s’installer à Paris quelques mois après ses 18 ans pour étudier à la Sorbonne-Nouvelle. Elle y vit toujours et travaille actuellement dans le secteur de l’édition.
Tombée dans les dentelles et les jupons gothiques à l’adolescence, elle a finalement poussé le vice et étudié – entre autres – la figure de la femme hybride dans la littérature gothique dans le cadre de son mémoire de master. Sa première rencontre avec Carmilla date de cette période et depuis, elles restent en contact…
Bibliographie :
Millarca est son premier roman édité
Romans parus aux éditions du Petit Caveau : Millarca (ou la véritable histoire de Carmilla)
~~~~~~~~~~
Présentation de l'éditeur
Beaucoup d’entre vous me connaissent. Millarca, Carmilla, la comtesse vampire avide du sang des vierges. Vous connaissez Laura, cette jeune fille que j’ai séduite, puis tuée à petit feu jusqu’à ce que son valeureux père ne me chasse. Hélas, cette version n’est pas tout à fait exacte.
La véritable histoire, mon histoire, est lourde de secrets, de superstitions et de vérité, de monstre humain et non humain. Détrompez-vous, ce n’est pas une histoire d’horreur, au contraire. Je vais vous parler d’amour, un amour fou qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui
~~~~~~~~~~
Mon avis:
Et voilà ce sont les vacances pour moi. Quelques semaines loin du boulot mais hélas pas loin des informations de la vie réelle et de ce virus qui nous nargue. Alors pour cette première lecture des vacances je voulais m'évader loin dans le temps et les lieux du passé.
Je me lance donc dans la véritable histoire de Carmilla. Roman gothique sombre et glauque que la plume d’Oriane Escoffier expose avec style.
Carmilla a décidé de raconter son histoire. La vraie, pas celle relatée par Sheridan Le Fanu qui en a fait un monstre dévoyant et tuant une jeune fille sans défense. Mona est l'éditrice qui a obtenu le privilège de cette confession. Et c'est donc dans la nuit qu'elles se retrouvent pour partager ce passé.
Comme Carmilla le dit elle-même « Les souvenirs de notre vie humaine sont inhabités. Ils appartiennent à une autre personne, une personne que nous connaissions très bien, mais qui n’est plus » (citation tirée du roman). Cela donne au texte le côté détaché du narrateur neutre alors que c’est de sa propre histoire qu’il s’agit. Carmilla jeune semble ainsi moins surprenante dans ses réactions parfois trop calmes ou extérieures à la situation vécue.
Les ambiances sont vraiment bien décrites sans lourdeur ni superflu. C’est presque poétique dans cette noirceur parfois nauséabonde. Les scènes glauques ne sont que susurrées, l’imagination fait le reste pour donner le ton. On ressent ainsi le côté bien éduqué de Carmilla dans sa façon de s’exprimer et de raconter son histoire sans l’enrubanner de douceur ni de lumière. Elle nous dépeint ses expériences sans fards.
En parallèle, on retourne parfois dans le présent aux côtés de Mona pour quelques interrogations mais surtout pour ses ressentis personnels face à ce récit. Mona est une fan de Sheridan Le Fanu, de l’homme tel qu’elle l’a peut-être trop magnifié, ce qui la rend au départ sceptique face à ce qu’elle entend. Mais c’est ainsi que l’on suit l’évolution de ses sentiments au fil des pages qu’elle noircit de son écriture. Qu’elle penche d’un côté ou de l’autre n’a pas forcément d’importance mais ce qu’elle éprouve l’est pour le lecteur.
Ce petit roman de 178 pages possède une profondeur qui me l’a rendu plus long dans son contenu. Non pas que je m’y sois ennuyée, au contraire, je lui ai trouvé une aptitude à me tenir vraiment sympathique. Beaucoup d’années sont condensées dans ces « mémoires » et c’est comme si la plume de l’auteure leur avait donné consistance au fil des pages.
J’avoue que pour un début de vacances c’est noir, mais très agréable à lire pour la poésie de sa plume et le contexte gothique empli de superstitions d’ailleurs et de malédictions.





