143 - Les couloirs demoniaques

Présentation de l'éditeur

Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l'enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible. Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d'un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui. A-t-il oublié la menace qui y rôde ?

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Biographie de l’auteur

Né dans le Nord de la France en 1973, fasciné depuis l'enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l'écriture d'intrigues mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d'émotions, explorant les méandres du temps, de l'Histoire et des légendes.

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Broché
Editeur : Taurnada Editions (2 juillet 2020)
Collection : L'ombre des mots
Langue : Français
ISBN-10 : 2372580728
ISBN-13 : 978-2372580724
Dimensions du produit : 11 x 1,7 x 18 cm
ASIN : B0894M3HFR
Prix : Broché : 9.99€

La Bande annonce :


Extrait :

 



 

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Mon avis :

Si vous avez déjà lu les aventures d’Alan Lambin, vous savez qu’il nous entraine toujours loin avec lui dans ses histoires de hantises et d’esprits égarés. Avec le tome précédent, nous avions bien cru qu’Alan nous laisserait tomber et stopperait complétement ses interventions... et c’est ce qu’il aura fait pendant 15 ans.
Nous le retrouvons ici en 2002, lors d’une visite de son ami Paul qui va les entraîner tous trois, Paul, Mina et lui vers un passé troublant et traumatisant non pas seulement pour les victimes mais aussi pour Alan (cf les galeries hurlantes).

Que dire si ce n’est que Jean-Marc Dhainaut nous plonge dans les frissons quasiment dès les premières lignes. Pas question de nous laisser nous préparer, ou à peine...
Imaginez-vous vous jeter du bateau sans savoir qu’en dessous c’est l’Adriatique !! Brrrr, hein ? ben voilà c’est un peu comme ça que j’ai « subi » ce début de roman 😉

L’hôpital détruit par le grisou des années auparavant a laissé la place à une maison de retraite malgré les instances des mineurs de la région pour n’en rien faire.
Le lieu semble pour les locaux même, un lieu maudit, froid et à éviter. Trop de morts et de traces spectrales pur s’y sentir à l’aise et ce ne sont pas les derniers événements qui vont contredire ces sensations.

Je vous parlais de ma sensation de bain glacé en entrant dans ce roman. Mais si j’y ajoute un contexte d’orage de grêle dans la nuit avec coupure de courant, roulements de tonnerre et éclairs à tout va, vous avez mon ambiance personnelle de fin de lecture. Tout ce qu’il faut pour créer une atmosphère bien tendue et psychotique pour suivre les aventures d’Alan, Paul et Mina dans cet ancien hôpital. La tension était à son comble.

Ce quatrième et dernier (déjà !!) opus d’Alan Lambin nous emporte dans son passé, dans sa relation avec ce Shadow man que nous avons déjà croisé dans ce même hôpital et ses « galeries hurlantes » 15 ans plus tôt. Qui est-il ? Pourquoi poursuit-il Alan depuis son plus jeune âge ? Va-t-il encore s’attaquer à ses proches ou cette fois-ci aurons-nous un duel de volonté entre ses deux êtres que tout semble relier ? Voilà les questions qui m’ont tarabusquée pendant ma lecture. Entre autres, car les événements dramatiques de la maison de retraite ont rajouté des interrogations sur ce lieu emblématique de la souffrance et de l’horreur.

Tout est là pour faire monter la pression. Même la présence énervante d’Erwan Diwen l’ennemi de toujours. Il serait presque un élément calmant dans tout ce stress s’il n’était aussi énervant.

Jean-Marc Dhainaut a cette fois encore frappé un grand coup en mélangeant le passé et le présent, les esprits malheureux de cet hôpital et son spectre personnel.

L’enquête menée par ce trio sur place et dans les témoignages des proches a de quoi faire frémir. Les ressentis de chacun frisent l’horreur. Les victimes nous retiennent par leur tristesse. Et nous terrassent de leur frayeur. Comment des êtres immatériels peuvent-ils être à ce point terrifiés et créer une telle ambiance lourde, sombre et glaciale sur un lieu.

La montée en puissance de la tension dramatique se fait avec les découvertes effectuées sur place. Jean-Marc Dhainaut va pousser son personnage dans ses retranchements, ses peurs et ses souvenirs.
C’est encore une sacrée lecture que je termine là et que, comme chacun des tomes je vous conseille. On n’en ressort pas totalement indemne mais toujours satisfait, du moins est-ce mon cas. Alors Jean-Marc ,la relève serait-elle assurée et pouvons-nous prévoir une nouvelle série grâce à elle ? 😉