#13 - le principe de parcimoniePrésentation de l'éditeur

 

Dans un bocal, des doigts humains. Sur l'étiquette : Pervers au vinaigre, Tu ne toucheras pas aux enfants avec des pensées sales. Un individu masqué et vêtu de latex rouge agresse Ivo, un artiste contemporain et dérobe La Joconde. Mallock réunit son équipe et commence son enquête...

 

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Détails sur le produit

Format : Broché  
Nombre de pages en édition imprimée : 272 pages
Editeur : Fleuve Noir
Date de sortie : 11 février 2016
Langue : Français
Collection :
ISBN-10 : 2265114456
ISBN-13 : 978-2265114456
Dimension du produit : cm
Prix : 14.90 €

 

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Biographie de l’auteur

 

JD Bruet-Ferreol, qui se cache sous le pseudonyme de MALLOCK (nom de famille du commissaire de sa série de thrillers littéraires) est peintre, photographe, designer, inventeur, directeur artistique, compositeur et, bien entendu et avant tout, écrivain. Depuis 2000, il ne se consacre plus qu'à sa carrière de peintre numérique au travers d'Expos et d'édition de livres d'art, et à celle d'écrivain, notamment de romans policiers.

 

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Partenariats, forums et Lectures communes

Lecture en partenariat avec le blog Au boudoir Ecarlate et les éditions Fleuve Noir.

 

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Mon avis:

Avec "Le principe de Parcimonie" j'ai retrouvé avec joie et anticipation ce cher commissaire Mallock et ses chroniques barbares. Que dire de l'imagination fertile tant de l'auteur que du personnage si ce n'est qu'elle nous rend Mallock-addict et aussi frémissant de plaisir.

Cette fois encore Mallock nous entraîne dans une enquête hors norme où les éléments naturels tiennent un rôle important.

Deux "personnages" vont ainsi nous causer de l'inquiétude : Ockham par ses actes qui défraient la chronique mais aussi la Météo. Tous deux semblent de prime abord inoffensifs en ne touchant que la surface des choses. Ockham déverse ses principes sur les personna-non-grata à coup de rasoir et de prose poétique. Tandis que la Météo déverse ses pleurs sur Paris à coup d'averses et d'orages discontinus. Mais l'un comme l'autre ne vont pas en rester là et monter en pression. Augmentant du même coup celle de notre Commissaire et de la nouvelle équipe du 13 (nouveau diminutif affectueux pour leurs nouveaux locaux au 13 rue du Cloitre-Notre-Dame), depuis leur déménagement du 36 (ancien bâtiment de la Crim au 36, quai des orfèvres) à l'été précédent.

Nouveaux bâtiments, nouveau service mais toujours une base solide et bien rodée avec Dominique Dublin en grand chef et Mallock en gourou du CAS (Crimes et Affaires Sévères).
Rajoutons-y sa phalange de choc (Jules et Julie, Wik, Jo et Ken) ainsi que les jumelles Calmel pour le côté sémiotique, Théo pour le scientifique, Renaud pour l’opérationnel et Zoé pour l'informatique et l'ambiance est posée.

Et pourtant malgré cette concentration de talents, de cerveaux et de matières grises, Ockham les tient en échec.

Ce personnage nous interpelle dés le début. Sa recherche d'une certaine perfection, d'un monde nettoyé de ses exactions par la découpe pure et simple des "aspects" les moins reluisants d'un partie de notre humanité nous amène à paradoxalement l'apprécier et refuser de le voir comme un criminel. Même notre pragmatique commissaire semble éprouver secrètement ce genre de pensée parasite pour le personnage. Le côté anarchiste de notre bon Amédée regarde par certains des points, comme nous dans la même direction que ce polichinelle en latex rouge.

Mais comme le dit le dicton "il n'y a pas de fumée sans feu". Et petit à petit Ockham et la Seine vont aller crescendo et commencer à terroriser les foules en plus de les subjuguer.

C'est encore là une enquête passionnante que nous livre l'auteur. J'y ai retrouvé le même élan et la même plume alerte et enjouée que dans mon premier coup de cœur "Les larmes de Pancrace". Mallock nous transporte, nous instruit aussi au fil des pages sur ce Paris que beaucoup côtoient mais peu connaissent au final, mais aussi sur l’Art, les recherches … Chaque roman de Mallock nous entraîne à la fois dans une enquête magistrale et complexe mais aussi dans des parallèles historiques, artistiques ou simplement culinaires. On ne s’y ennuie jamais.

Au travers de ces personnages, de leur vie de leurs fêlures,  Mallock nous apprend à les connaître, à les aimer ou les détester. Parfois même se surprend-t-on à essayer de comprendre pourquoi IL ou ELLE est devenu si méchant. On l'excuse même parfois vu son passif et puis un élément change tout. Il/elle dépasse les bornes et nous ne voyons plus que le criminel.

Mallock le commissaire comme l'auteur réussit là encore à nous plonger par de simples mots dans l'horreur pure d'un acte barbare ou l'anticipation terrifiante d'une prévision funèbre et sanglante.
Malgré des indices le lecteur ne veut pas penser à ce que cela peut entraîner comme conséquences horribles et se complaît dans l'ignorance et l'oubli des exactions exercées par Ockham. Il a beau être halluciné par ses principes, il interpelle l'homme commun par sa manière de rejeter les défauts et de vouloir nettoyer les hautes sphères de la turpitude.

C’est encore une enquête magnifique et qui prend aux tripes que nous offre ici un moment de lecture prenant, complexe et sublime.
Un coup de cœur pour moi mais je n’en attendais pas moins de l’auteur après avoir lu les quatre précédentes chroniques barbares.

 

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